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Twitter s'est enflammé, l'auteur d'une blague raciste a été licenciée

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Date d'inscription : 22/10/2013

Twitter s'est enflammé, l'auteur d'une blague raciste a été licenciée

Message par Admin le Lun 23 Déc - 13:52

Twitter s'est enflammé, l'auteur d'une blague raciste a été licenciée

Justine Sacco a été, bien malgré elle, l'héroïne du week-end passé. Un tweet stupide et raciste a déclenché la colère des internautes. Résultat, la jeune femme a été licenciée.




© Capture LinkedIn
Justine Sacco avait jusqu'à maintenant un beau parcours à présenter sur LinkedIn.r le profil LinkedIn.


La puissance de Twitter est impressionnante. Directrice de la communication du groupe InterActive Corp (IAC), propriétaire notamment de match.com, vimeo ou The Daily Beast, Justine Sacco a perdu son poste ce week-end du 21-22 décembre 2013, victime d'une blague raciste qu'elle avait faite sur son compte Twitter.
« Je pars pour l'Afrique. J'espère que je ne vais pas attraper le sida. Je blague. Je suis blanche ! », avait lancé la jeune femme avant d'embarquer pour un vol en direction de l'Afrique du Sud le 20 décembre. Malheureusement pour elle, son message a été transmis à un employé du site Buzzfeed.com, qui lui a assuré une large diffusion, racontent les médias américains.
La réaction des internautes a été immédiate. Sans savoir si le téléphone de la jeune femme a été piraté ou volé, les internautes la clouent au pilori. Ils l’insultent et lancent à leur tour des blagues à son encontre. Certains vont même jusqu’à la menacer. Un twittos lance le hashtag #HasJustineLandedYet (est-ce que justine a atterri) imaginant sa tête devant l’ampleur du désastre, Buzzfeed fouille et retrouve d’anciens tweets de la jeune femme et fait la liste des « 16 tweets que Justine Sacco va regretter »… Un vrai lynchage.


Licenciée
Les heures passent et la descente en flamme se poursuit. La jeune femme ne pouvant répondre puisque dans l’avion. A son atterrissage, elle efface son message et son compte Twitter, mais le mal est déjà fait. Des journalistes l’attendent à sa descente d’avion, des internautes ont fouillé Facebook, Instagram et LinkedIn pour mettre un visage sur son nom… Nom qui est devenu en quelques heures un des mots-clés les plus discutés sur Twitter. Un nom de domaine justinesacco.com a même été créé et dirigeait dimanche matin encore vers un site pour faire des dons pour la lutte contre le sida en Afrique.
« Les déclarations blessantes (de Justine Sacco) ne reflètent pas les vues et les valeurs d'IAC », a réagi le groupe dans un communiqué, annonçant s'être séparé d'elle. Justine Sacco a présenté dimanche ses excuses dans un communiqué : « Les mots ne peuvent pas dire à quel point je suis désolée et combien il est nécessaire que je présente mes excuses aux Sud-Africains », a-t-elle notamment déclaré, rappelant qu'elle était elle-même née en Afrique du Sud. « Il y a une grave crise liée au sida dans ce pays (...) et malheureusement, il est très facile de parler de façon cavalière d'une épidémie à laquelle on n'a jamais été confronté directement », a-t-elle concédé.
Le tweet de Justine Sacco était indéniablement stupide et inpardonnable. Mais valait-il un tel déferlement de haine, qui plus est en l’absence de l’intéressée ? Des messages bien pires circulent sur le site de microblogging mais leurs auteurs se protègent derrière des pseudos. Justine Sacco, en plus de sa bêtise, paye le fait d’avoir tweeté sous son nom. Sur Twitter il n'y a pas de sphère privée et les erreurs se payent cash.

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