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PlayStation 4, premières impressions manette en main

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PlayStation 4, premières impressions manette en main

Message par Admin le Dim 17 Nov - 11:59

PlayStation 4, premières impressions manette en main

Killzone Shadow Fall, Knack ou encore Ho Ho Kum, trois titres auxquels nous avons pu jouer tranquillement sur la nouvelle PlayStation 4 qui sortira en France le 29 novembre prochain.









Alors que les Etats-Unis font la queue, un peu moins de quinze jours avant nous, pour jouer à la PlayStation 4, nous nous sommes glissés chez Sony France pour passer quelques heures avec la nouvelle console de salon du fabricant japonais. L’occasion de la découvrir dans des conditions assez proches du « réel », à savoir un salon, un canapé, un écran (Ultra HD, Sony oblige), avec sa nouvelle manette en main.
Console : intérieur, extérieur
En sept ans, la PS3 a eu le temps de muer, de changer de design, de s’affiner, de perdre sa compatibilité avec la PlayStation 2 et donner jusqu’au bout de belles leçons. Et à propos de leçons, Sony les a apprises, semble-t-il. Là où la PS3 chauffait beaucoup, était lourde et prenait une place considérable, la PlayStation 4 s’avère fine, légère et peu encombrante. Si elle ne nous a pas donné l’impression de beaucoup chauffer, malgré son alimentation intégrée, son ventilateur s’est manifesté à plusieurs reprises au cours de notre session de jeu, de manière audible mais pas gênante. On est loin des souffleries bruyantes que sont les PS3 et Xbox 360.


La nouvelle interface de Sony s'inspire un peu de celle de la Xbox.



Pour faire un tour rapide du propriétaire, on remarque deux discrets ports USB en façade (pour brancher/recharger les manettes) et à l’arrière, un port Ethernet, une sortie optique audio, une sortie AUX, aux airs propriétaires, et un port HDMI. On placera la PS4, selon la place dont on dispose, sur la tranche ou à plat, c’est au choix.
Son design anguleux, plein d’aplombs et de surplombs, et quelque peu minéral est plutôt plaisant à l’œil et bien fini. Même si, avouons-le, ce n’est pas forcément le boîtier qu’on regardera le plus… L’interface pourrait être l’objet de davantage de contemplation, mais celle que nous avons vue n’était pas la version définitive et en était visuellement assez éloignée. Il nous est donc impossible de nous prononcer sur ce point.
Croisement de manette
La manette, on la regardera un peu et on la touchera surtout beaucoup. Ici, aussi, Sony a appris de son passé et a écouté les remarques des joueurs. Tout d’abord, le nouveau DualShock 4 semble moins léger, mieux équilibré aussi -  du moins dans sa déclinaison filaire.
Pour tout dire, on a l’impression d’avoir entre les mains un croisement entre une manette PS3 et une manette Xbox 360. L’arrondi des deux crosses renforce cette impression. Et puis les sticks, plus enfoncés, un poil plus fermes et plus précis, paraissent également avoir appris d’une rencontre espérée avec la manette de la console de Microsoft. Les gâchettes L2 et R2 sont désormais incurvées ce qui évitera que les doigts glissent au moment d’appuyer.
La surface tactile placée à l’avant de la face supérieure de la manette tombe naturellement sous les doigts et s’avère très réactive. Petit détail qui ne trompe pas, Sony a opté pour une surface comportant de petites et régulières aspérités qui font qu’on n’a pas besoin de baisser les yeux pour être sûr de toucher du doigt la bonne surface.

Profil de la nouvelle manette qui accompagne la PlayStation 4, de Sony.

Avec ce DualShock 4, le soin apporté aux différentes matières est extrêmement poussé. Ainsi, la partie inférieure, en contact avec les paumes, est couverte de minuscules alvéoles qui évitent une fois encore que les mains rendues moites par le contact avec le plastique n’échappent le contrôleur.
Tous les boutons de jeux et de contrôle sont bien placés et réactifs, on touche au sans faute. Sur la face avant de la manette, la barre lumineuse indique la couleur correspondant aux joueurs, quand il y en a plusieurs, ou varie en fonction d’une action dans le jeu. C’est un véritable feu d’artifice lumineux qu’offre ainsi la manette quand on joue à l’improbable mais épatant Hoho Kum.
Restent deux bonnes nouvelles. La première, ce DualShock 4 est compatible avec la PlayStation 3 ou votre PC. Il se recharge grâce à son port micro USB. La seconde, la manette comporte un petit haut-parleur pour vous transmettre certaines consignes dans un jeu – comme c’est le cas dans Resogun quand un des humains que vous devez sauver est en danger - mais propose surtout un connecteur standard pour brancher un casque doté d’un jack 3,5 mm. Les joueurs noctambules ou amoureux de l’immersion sonore totale apprécieront.
Une belle variété de jeux…
Si Sony a attendu le jour du lancement de sa console pour annoncer un nouveau Uncharted, ce n’est pas un hasard. La nouvelle Playstation n’affiche pas un catalogue de lancement très fourni et riche en exclusivité. Chez Microsoft, on l’a d’ailleurs bien compris en mettant l’accent sur les grosses exclusivités : Ryse, Forza 5 ou encore Dead Rising 3, qui seront disponibles en day one, comme disent les Américains.
Pour autant, la PlayStation 4 ne sera pas sans défense lors de son lancement. Il faut avouer qu’elle comptera beaucoup sur des jeux d’éditeurs tiers, pour beaucoup déjà disponibles sur les autres plates-formes, y compris les PlayStation 3 et Xbox 360.
Malgré cela, nous avons pu jouer à une petite poignée de jeux qui accompagneront son lancement en France. Voici un premier avis rapide pour chacun de ses titres.
Killzone Shadow Fall, le jeu sur lequel tout repose



Killzone a toujours été une licence sur laquelle les PlayStation ont pu compter qu’elles soient de salon ou portables. Si Killzone avait endossé le rôle de démonstration technique un peu vide de chair et de gameplay, les deuxième (surtout) et troisième épisodes de la saga anti Helghast avaient offert deux bons FPS à la PS3.
Après une rapide prise en main que dire ce quatrième opus ? Qu’il est beau tout d’abord. Techniquement, il joue bien son rôle de porte-étendard. Les décors et textures sont détaillés, riches, variés, colorés, malgré quelques petites imperfections. Les lumières et les effets qui les accompagnent en mettent plein la vue et la ligne d’horizon est loin, très loin et nette… Fini les flous d’affichage au-delà d’une certaine distance ? Ce nouvel opus s’offre des espaces plus ouverts et larges, même si on reste toujours dans des couloirs bien délimités qui mènent à des arènes qui jouissent, à leurs heures, peut-être un peu timidement, d’une certaine verticalité.
L’antialiasing est assez performant, les ombres dynamiques fines et les environnements animés renforcent l’impression de réalisme global. On est certes loin de ce que propose un PC de gamer moyen de gamme, surtout équipé d’une carte qui gère bien tessellation et PhysX, mais le saut graphique est là.
En revanche, malgré l’introduction d’un drone qu’on peut commander via le pavé tactile de la manette, pour attaquer ou nous ranimer quand on est au sol, entre autres, le gameplay ne nous a que mollement accroché. Trop classique sans doute. En cela, il suit la tendance des dernières licences FPS sorties récemment. Mais toutes n’ont pas la charge de catapulter une nouvelle console.
A ce jeu, pas sûr que Killzone soit l’arme ultime.

Développeur 
: Guerrilla
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : FPS




Knack, le jeu modeste mais sympathique



Moins attendu, moins fulgurant techniquement aussi, Knack est un petit jeu d’action-aventure des familles. On y incarne la création d’un professeur pas si fou, qui a réussi à combiner des « reliques » à l’énergie infinie pour créer un être pensant et bondissant. Il y a un air de Crash Bandicoot, des impressions mélangées de centaines de références digérées et assimilées. Graphiquement, les personnages stylisés et environnements peuplés de vilains Goblins peu amènes sont agréables sans retenir trop l’attention. Les éléments de décor les plus réussis semblent même parfois un peu déplacés.
Le gameplay est, lui, d’un classicisme éprouvé. Peut-être un peu trop. Attaque, esquive avec le stick droit et mini combos pour déclencher des pouvoirs (ondes de choc, tornades et autres déluges de reliques) à coup de jauge à remplir, tout y est. Même la capacité de Knack à grossir et à devenir plus puissant en intégrant de nouveaux morceaux de reliques sonne un peu déjà-vu. Pour autant, on prend un vrai plaisir à y jouer et à avancer dans des niveaux bien conçus à défaut d’être originaux.

Développeur : Sony Computer Entertainment
Editeur 
: Sony Computer Entertainment
Genre 
: Action

Knack, héros évolutif gavé de reliques...



ResoGun, la bonne surprise addictive



On aurait tort de passer ResoGun sous silence sous prétexte qu’il sera offert aux joueurs qui prendront un abonnement PlayStation Plus. Pour deux raisons. Tout d’abord, parce que les joueurs sérieux, qui aiment les jeux en multijoueurs, devront, comme sur Xbox avec le Live Gold, souscrire à cet abonnement. Enfin, parce que ce shoot’em up est sans contexte un condensé de vidéoludisme et de drogue dure. Plus précisément d’acide, pour ses effets visuels et pour sa musique électronique déchaînée, omniprésente et pourtant presque discrète tant elle porte et sous-tend l’action.
L’action justement, ici, rien de neuf. Un vaisseau, des humains à libérer de temps à autres et des milliers d’ennemis à tuer avant d’affronter un boss de fin de niveau à l’ancienne.

La bonne idée est d’avoir étaler le niveau sur un cylindre. On peut donc aller à gauche ou à droite, en haut ou en bas (un peu) pour éviter l’ennemi et le détruire, sachant qu’on arrivera toujours à une balise d’évacuation des humains qu’on essaie de soustraire à l’enlèvement « extraterrestre ». On dirige son vaisseau avec le stick gauche, tire à droite ou gauche (et pas verticalement) avec le stick droit et c’est parti. L1 vous donne une accélération temporaire salvatrice. R1 surcharge la puissance de vos armes et R2 lâche une bombe quand la situation est désespérée ou que les ennemis que vous avez appâtez sont suffisamment proches. Dans tous les cas, la destruction est massive et la survie implique de jouer habilement et de manière tactique.

C’est d’ailleurs avec ce jeu, encore plus qu’avec Killzone, qu’on constate que les sticks de la manette sont bien plus précis et maniables et répondent parfaitement. Derrière ce petit bijou, on retrouve les développeurs indépendants de Housemarque Studio qui nous ont déjà offert l’extrêmement addictif Super Stardust, Delta et HD, respectivement sur PS Vita et PS3.

En définitive, en plus d’offrir un gameplay aux petits oignons, ce titre a des accents originels des demomakers de la jeunesse du jeu vidéo, quand Atari et Amiga s’affrontaient pour être les machines les plus branchés. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, ResoGun nous a beaucoup plu.

Editeur : Sony Computer Entertainment
Développeur 
: Housemarque
Genre 
: Shoot’em up

Cylindrique, les niveaux de ResoGun demandent précision, tactique et sang froid.



HoHoKum, l’ovni poétique



Avec une constance qui force le respect, les divers porte-paroles de Sony qu’on a pu croiser depuis l’annonce de la PlayStation 4 ont toujours mis en avant le lien fort que le géant japonais veut que sa nouvelle console entretienne avec les développeurs indépendants.
De HoHoKum, on ne sait pas grand chose en définitive, ce si ce n’est qu’il est le fruit de la collaboration du studio indépendant Honeyslug – essayez Kahoots sur PSP, PS3 ou iOS (gratuit) pour vous faire une idée de leur univers - et de l’artiste Richard Hogg. On se demande même si on ne l’a pas tout simplement rêvé. Avec ces airs de Flower pour l’impression de léviter au dessus du monde sans avoir rien de particulier à y faire, croisé à Locoroco pour les couleurs acidulés et les aplats, HoHoKum est une expérience aussi poétique que rafraîchissante.

On dirige ce qui s’apparente à un courant d’air coloré ou à un vecteur farceur qu’on déplace sans but, au départ tout au moins, dans un niveau peuplé de plates-formes, d’îles, de nuages flottant indépendamment les uns des autres. A frôler des arbres stylisés ou ce qui y ressemblent, on s’aperçoit qu’on a fait sortir de curieux personnages de leur maison, qu’on embarque alors dans nos acrobaties aériennes, à la recherche de ce qu’on pourra bien faire d’eux et de ce monde qui s’agrandit au fur et à mesure qu’on complète de petites tâches, des enchaînement d’actions.

C’est curieux, séduisant, surprenant et on ne peut qu’être interloqué dans les premières minutes, avant de saisir peu à peu le « plein » et le « vide » au sens zen du terme qui anime ce jeu. Les variations de la musique électronique passant du planant à la rythmique déliée au trépidant aux basses plus soutenues.

Ici, bien évidemment, la PlayStation 4 ne semble finalement pas si importante. Pourtant, la barre lumineuse de sa manette suit, en rythme, les variations de couleurs du serpentin qu’on dirige et les sticks permettent à ce courant d’air animé d’épouser au plus près les courbes parfaites d’une mini planète aux airs de fleurs de pissenlit qu’on souffle le sourire aux lèvres.

Editeur : Sony Computer Entertainment
Développeur 
: Honeyslug
Genre 
: expérience zen

Expérience zen, artistique, vidéoludique et indépendante, HoHoKum est un ravissement.

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